C’est un sujet que j’ai déjà abordé.
Sujet difficile pour moi, car j’avais un grand sens de la famille. Avant. Avant que je ne vois les réactions de mes parents et soeurs. Avant que je comprenne qu’ils n’acceptent pas la base de ce que je suis: une femme qui aime les animaux et fait tout pour éviter leur souffrance. Est-ce que ça vous semble quelque chose d’insupportable vous qui me lisez? Auriez-vous du mal à accepter qu’un membre de votre famille soit devenu végétarien et vive d’une façon la plus respectueuse à son sens pour les animaux: pas de cuir, pas de produits cosmétiques testés sur les animaux. Et des petits protégés dans sa maison. Oh, je n’en ai pas quarante, ne pensez pas ça. Mais si je le pouvais j’en aurais autant que ce nombre voir plus. J’en ai un nombre supérieur à la moyenne, mais rien qui fait que les gens que je connais me prennent pour une personne à part à cause de ça. Ceux qui viennent chez moi se réjouissent de les voir (sauf ma famille qui fait tout le temps des histoires). Ceux que je rencontre s’étonnent parfois un peu quand je leur dis mais juste un peu. Tout le monde est au courant de mes bébés et de mon végétarisme, ça ne bloque personne (presque, car il y a quelques esprits qui ont du mal avec mon végétarisme… allez savoir pourquoi…).
Bref, la base de mes conflits avec ma famille est toute là je crois.
Même si je n’ai jamais été proches d’eux étant plus jeune. Lorsque j’ai enfin ouvert mes ailes (très tôt) et suis partie, j’ai immédiatement adopté des poilus à aimer, puisque quand j’étais petite, je n’ai pas eu droit à cette joie. Si, une fois, mais dehors, dans le froid, dans des conditions que je ne ferai jamais vivre à aucun animal.
Plus j’avance et plus je me rends compte que ma famille ne m’apporte rien de bon.
Les réflexions permanentes sur l’amour que je porte à mes petits (un amour normal pour ses animaux de compagnie rassurez-vous, mais un amour immense, plus fort que tout, puisque ce sont mes enfants. Un amour maternel en fait), que ce n’est pas comme un enfant, que “tu feras quoi si tes enfants sont allergiques?”, “tu feras quoi si ton chien mords tes enfants?”, “quand on viendra chez toi, on ne veut pas être dans la même pièce que tes animaux” (mais bien sûr…), “et c’est comme ça, les animaux on les mange et oui on les fait souffrir c’est comme ça”. Mais moi je n’en peux plus de leurs remarques débiles!!! Ils me font du mal mais ils ne le savent peut-être pas, même si parfois je sais que c’est volontaire.
Puis les “tu viens jamais nous voir”. Oui, parce que je ne peux pas venir avec mes animaux et que les faire garder n’est pas toujours possible, et qu’en plus quand je ne suis pas avec eux, ils me manquent.
Les “moi je ne veux pas que mon bébé voit tes animaux”. Mais ne vient pas dans ce cas!!
Voilà ce que j’aimerais leur dire.
J’en peux plus.
Ils ont un esprit totalement fermé à ce que je suis le plus au fond de moi: une personne qui ne supporte aucune forme de souffrance. Je n’aurais jamais honte de ça. C’est ma fierté la plus totale d’être ainsi, même si cela engendre énormément de souffrance pour moi.
Je parlerai de tout ça au psy car je ne veux pas utiliser de mauvaises formules face à ma famille pour ne pas me brouiller définitivement non plus. Comme en ce moment j’ai envie d’envoyer tout le monde promener, inutile de vous expliquer que c’est pareil avec ma charmante famille…
En fait, ce ne serait que moi, je couperais les ponts avec eux. Que je puisse vivre ma vie sans des remarques sur mes choix de vie. On n’a qu’une vie n’est-ce-pas? Je ne fais de mal à personne et ne dérange personne, alors pourquoi ne me laissent-ils pas vivre ma vie bon sang???
La soeur avec qui j’ai eu de mauvais rapport tout mon enfance et même plus longtemps, est une personne qui veut gérer la vie des autres. Alors qu’elle est plutôt bête, excusez-moi de le dire. Il faut qu’elle se mèle de tout. Surtout de ce qui ne la regarde pas. Elle serait ma grande soeur, peut-être que je l’accepterais mieux, mais ce n’est pas le cas et ses propos sont très mal placés.
Ses réflexions blessantes à tout bout de champ. Une fois, alors que Fiancé et moi nous promenions avec elle et mes parents, lui et moi marchant devant car un trottoir n’est pas assez large pour tous, elle nous dit “si on vous dérange, vous avez qu’à le dire” Et ça d’une façon méchante. Mais de quoi je me mêle?? Tais-toi!! Je ne me permets jamais de parler ainsi aux autres!
L’autre jour, dispute au téléphone car je parlais de ma future robe de mariée et de mes futurs essais avec des amies qui vont se déplacer pour ça, elle me dit “mais c’est avec maman que tu dois les essayer, c’est avec sa mère qu’on doit faire ça, c’est pas autrement”. Mais ta gueule!!! Là; je l’ai remise à sa place, mais elle a insisté longtemps. Pas habituée à l’être aussi, remise à sa place. Elle est lourde, a un esprit étriqué au possible. Oh faut sortir de chez toi des fois, voir autre chose que ton tout petit monde!! Les autres ont le droit de ne pas être comme toi, de penser autrement… Et heureusement ^^ Bon, je ne lui ai pas dit ça, juste de se mêler de ses affaires…
Marre de ma famille de lourds!!
A une époque, j’ai pensé à vraiment couper les ponts. Au moment de ma mutation. Ne pas leur dire que je mutais, partir dans ma nouvelle vie sans qu’ils le sachent et ne plus leur donner de nouvelles. Je ne l’ai pas fait… Je pense que j’ai bien fait, mais là je voudrais vraiment prendre de la distance par rapport à eux. J’ai conscience qu’ils ne m’apportent que du mauvais en l’état actuel de nos relations.
Retrouver ma liberté.
Et faire ma vie sans eux. ![]()
Avec ma nouvelle famille que j’aime plus que tout: mon homme et mes bébés.
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