Mes pensées, comme elles viennent..

Nous ne sommes rien.. oh nous les humains..

Pour qui on se prend? Nous ne sommes pas des êtres supérieurs aux autres.

Nous sommes des microbes à la taille du monde. De quel droit on traite les autres comme on le fait? De quel droit on croit qu’ils sont nés pour devenir notre propriété? De quel droit se permet-on de disposer de leurs corps, de tuer leurs petits, de tester sur eux toutes nos saloperies? Ils aiment comme nous. Ils souffrent comme nous. Je ne peux supporter la façon dont ce monde a tourné. Le fait que l’on se prend pour des rois alors que nous sommes tous au même niveau. Eux et nous devrions vivre en frères. Seulement nous avons décidé que nous étions les maîtres et avions le droit de disposer des autres, de les traiter comme des objets, de leur imposer les pires tortures.

Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse.

Je vis en appliquant ce principe.

Il y a tant de douceur dans les yeux de nos frères. Vivre auprès d’eux dans un monde sans frontière serait le Paradis.

Seulement l’être humain n’a pas compris les choses ainsi.

Il peut penser, il est donc l’être suprême. Refuser aux autres le droit de vivre libre, voilà ce que donne la force suprême de penser. Ainsi que le fait de décider que les autres ne pensent pas. Mais c’est quoi cette mentalité? Comment en est-on arrivé à se persuader de tant d’insanités? Elever nos enfants dans un monde de cruauté, voilà ce que nous avons créé. Refuser cette façon de vivre, telle est ma volonté. De vous je veux m’éloigner et d’eux me rapprocher. Trouver dans leur présence le réconfort que vous ne savez me donner. Rêver dans leurs silences est un bien précieux qui m’est donné.

Mais l’être humain là ne s’est pas arrêté.

En plus de maltraiter ses frères de la Terre, il lui faut en plus s’élever dans se propre société. Ecraser ses frères à deux pattes, ceux de sa propre espèce. Trouver sa place parmi eux, avoir le rang le plus prestigieux. Pour ça ne pas avoir peur de faire du mal, puisque de toute façon c’est sa spécialité.

Etre trop gentil ici c’est périr. Savoir résister veut dire souffrir. Mais je veux résister, ne pas me plier. Garder ma volonté et toute ma bonté. Je veux m’élever, mais pas dans la société. Juste être au dessus, de par ma bonté.

Ne voyez vous pas que je nage parmi vous sans vraiment vivre parmi vous? Je vous supporte, je n’ai pas le choix. Je fais malheureusement partie de la grande société. J’ai dû trouver ma place mais pour la garder chaque jour je dois lutter. Lutter contre vous pour ne pas m’écraser, pour garder ma façon de penser et ne pas me laisser imposer la votre. Je la refuse et toujours la refuserais.

Ce monde d’hyppocrites, je ne peux le supporter.

Nous ne sommes rien, faut pas l’oublier. Juste des atomes dans l’immensité..

    

Seulement voilà, un jour un de ces riens, je parle de moi, a tout vu changer. Son coeur a frappé plus fort que les jours d’avant. Et depuis ses battements sont plus intenses à chaque instant.  Et son esprit voit la vie d’un nouveau jour. Il est simplement tombé en amour.

De Toi. Et tout a changé.

Le rien veut s’élever, pour te montrer qu’il veut t’aimer. Pour vivre sa vie à tes côtés. Pour avec Toi créer sa petite société. Société très familiale et pleine d’Amour partagé. Il ne se sent plus comme un rien et veut soudain exister. Il se sent plus fort mais ne sait comment l’exprimer. Il ne le peut tant qu’il n’est pas avec son aimé. Sa force naîtra simplement si son Amour est partagé.

Le petit rien veut t’attirer. Le petit rien veut tout partager avec cet autre petit rien qu’il ne peut pourtant considérer comme tel. Qu’il voit comme le plus grand des êtres sur Terre. Qu’il regarde avec des yeux amoureux. Qu’il considère comme celui qui va lui permettre de ne plus être un petit rien puisqu’il voudrait être un Tout pour cet Homme.

Avec Toi, je veux tout partager. J’aimerais juste savoir si on pourra s’aimer.. Mais je sais que je dois patienter. C’est bon aussi de voir les sentiments grandir, de s’attendre, de se regarder sans trop se rapprocher pour le moment, pour ensuite profiter plus intensément lorsque nous ne pourrons plus attendre, lorsque nous aurons été au bout de ce que nous pouvons patienter pour être l’un à l’autre, lorsque se toucher deviendra une nécessité, lorsque pour toujours on voudra s’enlacer et ne plus jamais, non ne plus jamais se quitter.. pour vivre ensemble dans l’immensité.


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juin 9th, 2009 at 5:21